Après cinquante ans dévoué à l’industrie de la mode, Jean-Paul Gaultier tire sa révérence. C’est à 57 ans que le couturier français annonçait son départ en cette Fashion Week, le 22 janvier à Paris. Alors, qu’en est-il pour la maison de couture Gaultier Paris ?

 WhoMag vous propose d’éclaircir le sujet à travers, notamment, un retour sur la carrière de l’enfant terrible de la mode.

Jean-Paul Gaultier, né en banlieue parisienne en 1952, se passionne dès son plus jeune âge pour la mode et fait ses débuts au sein de la maison Pierre Cardin dans les années 1970, puis rejoint l’équipe de Jean Patou.

Le créateur se décide à créer sa marque patronyme en 1982. Il saute le pas et organise son premier défilé au Palais de la découverte à Paris. Malheureusement, cette première ligne résulte d’un échec considérable.

« Mon premier défilé était un ratage total. La musique commençait et je ne savais pas quoi mettre aux mannequins. Au moins on s’est jeté à l’eau. En dépit du bon sens, avec tout et n’importe quoi, des sets de table en paille qui devenaient des boléros, un Perfecto sur un tutu porté avec des baskets » affirme le créateur, lors d’une interview de l’époque.

La maison Jean-Paul Gaultier sera vraiment lancée lors de la réalisation de la ligne de vêtements nommée James Bond, à la demande de la maison Kashiyama. Cette décennie est un véritable tremplin pour la marque. Dès 1983, Jean-Paul Gaultier introduit sa très célèbre marinière, pièce maîtresse de sa collection Toy Boy.

Le couturier prend dès ses débuts à cœur de faire de ses défilés de véritables shows, plus spectaculaires que ses concurrents et ne s’attarde pas tout de suite à la haute couture, mais plus sur le prêt-à-porter.

Ce n’est que bien plus tard, en 1997, que Jean-Paul Gaultier intégrera la Chambre Syndicale de la Haute Couture en créant sa griffe haute-couture Gaultier Paris. Des lignes plus élégantes les unes des autres sont créées, et sujettes aux éloges.

Cependant, le créateur monsieur Gaultier décide de ne pas se concentrer seulement sur ses marques, et accepte le poste de directeur artistique prêt-à-porter Hermès de 2004 à 2010.

Quatre années plus tard, soit en 2014, le créateur annonce la fin de ses lignes prêt-à-porter afin de ne se dédier qu’à la haute couture. Il affirme au Women’s Wear Daily sentir que les contraintes commerciales et le rythme accéléré des collections du prêt-à-porter ne lui laissent plus la liberté ni le temps de se concentrer sur l’innovation et au ressourcement nécessaire.

En effet, banal n’a pas sa place dans le champ lexical du style du créateur. Avec la réputation « d’enfant terrible de la mode », les créations de Jean-Paul Gaultier sont toujours plus originales et inattendues. Il crée des vêtements pailletés, des corsets pointus, sa célèbre robe Tour Eiffel. Il confectionne même des costumes pour les plus grandes célébrités telles que Madonna, Nirvana, ou la très décalée Mylène Farmer.

 

Le 22 janvier, Jean-Paul Gaultier annonça son clap de fin, en rassurant ses fans en affirmant que la haute couture, tout comme Gaultier Paris, perdurera et qu’il a un plan pour le futur.

Une annonce émouvante, mais aussi un teasing dont nous avons hâte de connaître l’histoire.

 

Bravo Jean-Paul Gaultier, et merci.